Entreprise de ferronnerie alu à Bordeaux et Mérignac

C’est en forgeant que l’on devient forgeron dit le célèbre adage. L’enclume transforme la matière brute en métal noble quand le marteau la fait crier. Explications sur un monde que beaucoup de gens aime mais dont peu de monde en connait la vraie définition.

Conseil pratique pour bien travailler le fer dans une ferronnerie

Prenez toujours bien l’habitude de bien redresser le métal que vous allez travailler avant de le remettre en chauffe sur la forge.
En le sortant de la forge, vous allez vous apercevoir que la surface du métal présente une croûte légère qui s’appelle la calamine. Grattez-la avec la face du marteau pour la supprimer totalement avant de battre le fer.
Si vous utilisez une forge à charbon, n’enfoncez surtout pas le fer de biais dans le coeur du foyer. Privilégiez la position à plat pour obtenir une température uniforme sur la totalité de la surface.
Sachez que si un choc violent intervient entre deux outils en acier, l’un des deux cassera obligatoirement.
Il faut toujours mettre un fer plat entre l’enclume et le morceau de métal que l’on veut couper avec le marteau à trancher.

Protection contre la rouille

Si vous souhaitez protéger un fer forgé de la rouille qui est un ennemi à combattre, il faut chauffer légèrement la pièce et la frotter avec de la cire d’abeille et un chiffon.
Et surtout ne lésinez pas sur votre sécurité. Il faut vous équiper de gants et de tablier en cuir, lunettes et casque antibruit. Même si beaucoup d’artisans en ferronnerie rechignent au port du casque qui gêne leur perception du travail du métal, c’est un geste de sécurité qu’il faut effectuer.
L’attrait pour le fer forgé et la ferronnerie ne s’est jamais éteint au fil des siècles. En mobilier, aussi bien qu’en décoration mais également en protection et objets divers, le fer forgé et la ferronnerie d’art appartiennent à notre quotidien.

Pourquoi les forgerons frappent-ils aussi fort sur les métaux ?

Bang ! Bang ! Bang ! Devant leur forge, protégés par un tablier de cuir, les lunettes de protection et autre casque de sécurité, les forgerons tapent encore et encore le métal en fusion devant eux. C’est le geste qui vient en premier dans nos têtes quand on pense au travail dans une ferronnerie. Une fois le métal refroidi, il repart dans le foyer encore bouillant de la forge et hop ! C’est reparti. Bang ! Bang ! Bang ! Même dans les ferronneries ultra-modernes de nos jours, le métal continue à être frappé par des sortes de grands marteaux.
Pourquoi cette débauche de coups portés au métal ?  Pour le rendre plus plat ? Pas du tout ! On peut aussi imaginer qu’il faut imposer une forme au métal. Donc que les « coups » servent à lui faire adopter peu à peu la forme choisie. Eh bien non, enfin pas uniquement on va dire.
Des coups de marteaux pour purifier le métal

Si l’on frappe aussi fort le métal du fer, c’est en premier lieu pour en éliminer ce que l’on appelle les « scories », c’est-à-dire les éléments impurs qui fragilisent sa structure. Le fer est connu dans la nature sous forme de minerai, qui comporte des impuretés, des particules de charbon de bois, par exemple. Ces impuretés sont autant de points de faiblesse pour le métal qu’il faut extraire pour en renforcer la structure.
Pour le rendre plus solide, il faut donc le purifier. Chauffé, le minerai devient plus souple, ses atomes qui le composent deviennent plus mobiles. En le frappant, on va ainsi dégager les impuretés, plus légères que les atomes de fer. Une fois cette action réalisée, l’acier (qui est un alliage) sera plus solide.